Photolucie

La Pissaladière à notre façon

Pour une grande plaque de pâte :

- 500g de farine
- 250g de beurre demi-sel (ou d'huile d'olive pour les puristes !)
- 125g d'eau
- Une pincée de bonnes herbes de Provence

Pour la garniture :

- 2 kg d'oignons blancs émincés (ou une grosse boîte d'oignons confits de chez Hugues Harri, pour aller plus vite et sauter l'étape à la cocotte !)

- De l'huile d'olive "fruité vert" très Provençale et très intense : la Surpasse Tout de Daniel Ungaro

- 2 cuillères à soupe de vraies herbes de Provence

- 200g d'anchois

- 200g d'olives noires : j'aime bien la Tanche de Nyons Nyons, ou la Cailletier de Nice, plus tradi !

- Un peu de fleur de sel, du poivre noir fraîchement moulu

 
Alors, pour cuisiner la fameuse pissaladière, c'est tout simple !

Préparez la pâte :
Mélangez la farine, le beurre (à température ambiante) et l'eau bien fraîche.
Abaissez la pâte, piquez-la d'une fourchette et cuisez-la à blanc une dizaine de minutes à 200•C (on peut la recouvrir de papier et de pois secs pour éviter qu'elle ne lève)

Dans une grande cocote en fonte, versez une bonne rasade d'huile d'olive et laissez colorer les oignons. Parsemez les herbes et salez un tout petit peu (le beurre salé et les anchois en apportent déjà pas mal)

Nappez la pâte précuite de ce confit, enfournez une petite demie heure à 180•C. Décorez d'anchois et d'olives noires, poivrez et huilez généreusement.
Enfournez encore une dizaine de minutes, et hop, c'est prêt !

 
La petite histoire de la pissaladière...
 
Selon le livre de cuisine provençale Reboul, son nom provient du mot "pissalat" :
"Une préparation dont les pêcheurs du littoral méditerranéen de Cannes à Menton ont pour ainsi dire la spécialité, est une purée de tout petits poissons que l'on nomme "poutine".
Ces poissons sont entassés dans des barils en couches alternées avec du sel demi-fin, à la façon des anchois dans le tonneau, avec un poids dessus, ils sont ainsi abandonnés là eux-mêmes durant 8 jours.
Passez ensuite ces poissons au tamis, éclaircissez la purée obtenue avec quelques clous de girofle et mettez dans des pots de verre, ceux-ci recouverts de parchemin, conservez en lieu frais."


La notion de "pissalat" remonte jusqu'au 16ème siècle, rappelant le mot "peis" signifiant poisson en ancien provençal et le mot "salat", salé.
L'on trouve dans des écrits anciens niçois  le terme "il pisalat de Nizza".

Aujourd'hui, cette recette a évolué afin d'utiliser des produits plus communs, chaque famille ayant sa recette fétiche, mais traditionnellement, la pissaladière est composée d'une pâte à pain sur laquelle repose un lit de confit d'oignon, et de ce fameux pissalat, une sorte de crème d'anchois ou de sardines.
Souvent, l'on se contentera de décorer sa pissaladières de petits filets d'anchois à l'huile et d'olives noires... 

 
Merci à ma Maman pour sa photo, elle utilise une pâte brisée toute prête
quand elle est pressée, c'est très bon aussi !